SUPERVISION

La supervision est un outil indispensable du psychologue, faisant partie intégrante de la formation continue et qui devrait être utilisée sans relâche tout au long d’une carrière.

2 axes de travail : clinique et structurel

Supervision clinique

La supervision clinique prend une forme similaire à ce qui est déjà bien ancré dans la pratique des cliniciens en thérapie cognitive et comportementale ou en thérapie psychanalytique.

Elle est définie par Castro et ses collaborateurs (2009) comme étant « un dispositif de formation professionnalisant consistant en l’ensemble des opérations critiques (observation, analyse, jugement, intervention) par lesquelles une personne en situation de responsabilité vise à améliorer la qualité de l’acte professionnel des personnes dont elle est responsable, de façon à assurer la plus grande cohérence possible entre les référentiels et les pratiques ».

Lors de ces supervisions cliniques, concrètement, le psychologue sollicite son superviseur lorsqu’il doit préparer une consultation, interpréter et réaliser un différentiel ou encore pour conclure et rédiger un écrit.

Par ailleurs, il peut revoir en détail avec le supervisé des points théoriques comme la sémiologie d’un trouble ou les implications neuropsychologiques.

Supervision structurelle

La supervision que nous appelons structurelle, moins connue des
psychologues, vise à la réflexion et à la mise en place d’un cadre et d’une méthodologie autour de sa pratique clinique. La réflexion sur
la structure de son activité est indispensable et devrait intervenir au
mieux en amont de la création de son activité libérale.

Au cours de cette supervision, nous retrouvons les thématiques comme définir le patient idéal qui permet de mettre clairement en évidence les personnes avec qui le psychologue souhaite exercer et, par extension, de définir son plan de formation continue individuel ou encore sa méthodologie de bilan. Cela est, de facto, très en lien avec ce que nous appelons la case compétence où il est question des compétences du psychologue et de celles qu’il voudrait acquérir afin de répondre aux demandes d’un certain type de patientèle définie en amont (patient idéal).

Cette démarche est basée sur le postulat qu’une pratique clinique peu spécifique (par exemple, « je reçois toutes les personnes, quels que soient l’âge et la problématique de départ ») est difficilement compatible avec des actions de formation efficaces, régulières et pointues. Un psychologue peut tout à fait se positionner comme un généraliste qui aurait une fine connaissance des signes d’appels d’un certain groupe de troubles, ce qui lui permettrait d’engager des hypothèses à la fin d’un entretien initial, voire une évaluation générale avant de réorienter vers un psychologue spécialisé.

Différentes situations sont propices au démarrage d’une supervision

•• Lorsque vous réalisez vos premières consultations, il peut être utile de travailler avec votre superviseur sur le déroulé de l’entretien initial ou les objectifs de celui-ci. D’autres préféreront débriefer sur ce qui s’est produit lors de la séance ou demander une aide pour organiser le contenu du bilan en fonction des hypothèses déjà posées ;

•• Lorsque vous êtes déjà en activité et choisissez de passer le pas de la supervision, vous pourrez bénéficier d’une écoute afin de faire le point sur votre façon de fonctionner et l’optimiser. Le superviseur contribuera à apporter des éléments de la littérature récente afin de vous accompagner dans la mise à jour de certaines de vos connaissances ;

•• Lorsque le psychologue bénéficie d’une expérience en libéral et que sa pratique ne lui convient pas : les semaines sont complètes, les temps de formation continue sont peu présents, voire inexistants, la fatigue et la charge de travail s’accumulent, la vie professionnelle empiète négativement sur la vie personnelle.

La supervision structurelle permet alors de partir du fonctionnement actuel et d’apporter des évolutions afin de répondre aux objectifs de qualité de vie du psychologue. La supervision structurelle est encouragée dans ces situations, partant du principe qu’une personne surmenée rencontre plus de difficultés à réaliser son travail dans de bonnes conditions.

Au sein de la supervision structurelle, d’autres sujets sont aussi traités, comme la budgétisation de l’argent, mais aussi et surtout la budgétisation du temps. Il s’agit là d’une réflexion sur les besoins financiers personnels du psychologue lui permettant de mener une vie comme il l’entend, et sur l’organisation du temps de travail en prenant en compte les moments où nous ne sommes pas en consultation (temps de rédaction, contact téléphonique, formations, etc.) et nos besoins. Enfin, des stratégies facilitantes sont abordées, notamment en ce qui concerne l’automatisation de tâches simples mais rébarbatives et la délégation de certains aspects inhérents à l’activité libérale.

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